OUAGA FILM LAB #5 2020


28 Octobre au 7 Novembre

Philbert Aimé MBABAZI
Réalisateur / Rwanda

MINIMALS IN A TITANIC WORLD

Fiction / Rwanda

Synopsis

Serge meurt jeune et un court enterrement, dépourvu de tout rituel religieux selon ses dernières volontés, est organisé dans sa vénérable maison dans un ancien quartier colonial cossu de Kigali. La maison, dont la démolition est imminente, est reprise par les plus fidèles du défunt : sa petite amie Anita, danseuse de bar aux ambitions musicales et son meilleur ami Shema, poète idéaliste, tous deux jeunes marginalisés, pris entre crise personnelle, rêves et besoin profond de connexion. Pour le temps qui reste, ils ouvrent leur maison aux artistes et aux rejetés de la ville, au grand dam des habitants ordinaires du quartier. Une aventure d’amour et de découverte de soi entre Shema et Anita émerge dans cette nouvelle vie de groupe dans la maison, ponctuée de fêtes, de rituels à la mémoire de Serge et de longues conversations à la recherche du sens de leur vie. Au fil des jours et des nuits, ils commencent à se rendre compte que le fantôme de Serge est là, parmi eux.

Samuel ISHIMWE
Producteur / Rwanda

Note de production

Ma collaboration avec Philbert a commencé au tout début de notre carrière cinématographique. Dans un pays où le cinéma est une industrie naissante, notre société de production «IMITANA Productions» a été créée pour promouvoir un cinéma indépendant avec une identité et un accent personnels. Je suis attiré par le cinéma de Philbert pour sa recherche d’identité tant sur le fond que sur la forme. Avec une approche cinématographique hybride qui apporte des outils venus du documentaire à la fiction, le projet «Minimals In A Titanic World» est la suite de son dernier court-métrage «I Got My Things and Left» qui a remporté le Grand Prix du Festival du film d’Oberhausen en 2019. Ce projet aspire à dépeindre des personnages complexes, aux désirs contradictoires, tout en épousant l’onirique et le surréel pour créer un univers mystérieux, en contraste avec les stéréotypes posés par le cinéma africain de personnages qui ne sont déterminés que par la misère matérielle et la survie. La phase suivante consiste à travailler sur le scénario, à se faire accompagner par des professionnels afin d’obtenir une écriture solide, ainsi qu’à trouver le bon coproducteur.